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Gerber Sylvain & Agnès - Le Grand-Pré - 1867 Ollon VD - 079 628 60 77

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Article en allemand paru dans le TIERWELT

le 16 septembre 2011

Article en allemand.

 


 


le lombric, animal de l'année Pro Natura 2011

article paru Le Matin du 11 avril 2011

voir l'article en bas de page.

 

article paru dans Terre & Nature du 16 juin 2011
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édition du 23 février au 3 mars 2011
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Agri, 14 mai 2010 Parution semaine 19, 2010
Terre d'Elle...

ollon (VD)
Agnès Gerber élève des lombrics à compost
par Anne-Lise Carrupt


Agnès Gerber et son mari Sylvain, agriculteurs à Ollon, vouent une vraie passion aux vers de terre. Ils les élèvent pour qu'ils produisent un engrais de ferme de toute première qualité, le lombritonus.
L'enchantement est total pour Agnès Gerber dans sa ferme du Grand Pré, à Ollon (VD). Elle parle avec brio de ses lombrics, avec passion de ses fleurs et s'extasie devant son terreau!

Mais tout ne s'est pas fait d'un coup de baguette magique pour cette mère de famille de quatre enfants - dont deux grandes filles encore aux études - et fraîchement grand-mère de quatre petits-enfants.
Pour Agnès, l'aventure de la lombriculture et du lombricompostage a démarré en 2002, quand le frère de son mari Sylvain a souhaité arrêter cette production. Le couple a décidé de reprendre son commerce. Depuis, l'horticultrice voue une véritable passion à ses lombrics. Elle les prend à pleine main, les trouve beaux, vigousses et s'extasie en les observant.

Redoutables dévoreurs
Le premier stade consiste à ensemencer dans du fumier pur les Eisenia foetida, plus communément appelés les vers rouges dits de Californie. «De californien, ils n'ont que le nom, parce que c'est là-bas qu'a été découverte l'utilité de ces vers de terre, mais ils sont élevés chez nous!», précise Agnès.
Les lombrics mangent la matière première et la transforment de façon spectaculaire. Ils la rejettent en un amendement organique de grande qualité. Ils peuvent absorber et expulser chaque jour l'équivalent de leur poids. Chaque animal est doté de trois cœurs et cinq reins, ce qui leur permet de faire ce travail remarquable. Par ailleurs, les vers neutralisent les odeurs du fumier frais en 24 heures! Au-delà de ces facultés naturelles, la lombriculture demande un suivi rigoureux.
Engrais naturel
Quelques mois plus tard, les lombrics produisent un compost riche avec une bonne odeur d'humus. Après un passage au tamis, le lombricompost est une matière fine, inodore et rapidement assimilable par les plantes.
Grâce au fabuleux travail des lombrics, on obtient un engrais de ferme de toute première qualité appelé «lombritonus». Il accroît le taux d'humus, réduit le risque d'excès de salinité et améliore l'efficacité de la fumure minérale. Ce produit se prête à toutes les utilisations, même les plus délicates, tels que semis, repiquage, rempotage, etc. Il a également été homologué pour la culture biologique.
C'est la base du terreau de plantation des Gerber, 100% naturel, composé principalement d'écorces compostées et de lombritonus.
sur le web: www.lombritonus.ch

 

recyclage avec le lombricomposteur

Une technique permet, grâce à ces mêmes lombrics, de transformer ses propres épluchures et autres déchets organiques en compost. Pour le réaliser, il suffit de se doter d'un lombricomposteur. Cette installation est composée de trois plateaux ajourés. Dans le premier plateau, avec les déchets de la cuisine, il conviendra d'ajou-ter une bonne poignée de lombrics: on compte 500 g de vers pour une famille de 1 à 3 personnes et 1 kg pour une famille de 4 à 6 personnes. Les animaux travaillent jour et nuit au recyclage des résidus.

Au fur et à mesure, on remplit les plateaux d'épluchures et autres déchets organiques. Les lombrics voyagent d'un étage à l'autre grâce à des trous comme un tamis. En passant, ils neutralisent les odeurs car ils n'aiment pas la fermentation. Il est indispensable de prévoir un petit récipient pour récupérer le «thé de vers»: l'eau des déchets drainée et enrichie à travers le lombricompost, donne un engrais liquide naturel, sans odeur. Dilué 10 fois dans son volume d'eau, il embellira fleurs et jardin. Le lombricompostage se pratique aussi bien à l'intérieur, puisqu'il n'y a pas d'odeur, qu'à l'extérieur, en veillant à protéger l'installation du soleil et du gel. Pour faciliter la transformation de vos déchets vous trouverez en vente à la ferme des Gerber le lombricomposteur Can-O-Worms. alc

parcours de vie
De Budapest au Chablais via Genève
Née en 1956 à Budapest, la même année réfugiée à Genève avec toute sa famille, Agnès a suivi ses classes dans la Cité de Calvin puis les cours d'horticulture de Lullier pendant une année.
Etant «plus pratique que théorique», elle poursuit sa formation en effectuant un apprentissage d'horticultrice. En 1982, son travail l'amène par hasard sur l'exploitation des Gerber, à Ollon, où l'on cultive, fraises, framboises, oignons, carottes, betteraves et autres cultures.
Sylvain, l'un des fils des propriétaires qui collabore au domaine, ne la laisse pas repartir! Très rapidement le couple se marie et reprend l'entreprise.
Réorientation
Le commerce des fraises est très florissant pendant treize ans. L'entreprise Gerber fait partie des gros producteurs du canton de Vaud. Le self-service pour la clientèle privée est un succès. Mais en 1996, la livraison de plantons infectés cause de gros soucis aux propriétaires. La maladie, propagée dans le sol, les contraint à abandonner leur plantation de fraises au bout de trois ans.
Il s'ensuit une période d'incertitude et de flottement. Heureusement, il reste les cultures, mais ce n'est pas assez pour assurer la pérennité de l'exploitation. Sylvain commence à travailler à l'extérieur à temps partiel.
Le caractère entreprenant d'Agnès reprend le dessus. En 1998, tout en secondant son mari sur le domaine, elle se voit bien revenir à ses premières amours que sont les fleurs et l'idée de créer un self-cueillette lui redonne du courage. Vivre entourée de fleurs, exécuter des décorations florales pour des événements heureux, faire profiter les gens de son art, la voilà qui se remet au travail.
Elle profite d'une parcelle trop petite pour effectuer des grandes cultures, juste devant la maison, là où, auparavant, il y avait les framboises. Elle sème, plante et ouvre donc le «self-fleurs». D'avril-mai à octobre, vous pouvez confectionnez votre bouquet avec des pivoines, pieds d'alouette, lys, tournesols, dahlias, glaïeuls, etc. Sur un panneau est indiqué pour chaque variété, son nom commun, son nom botanique, son origine ainsi que le prix. A disposition: sécateur, ficelle, papier à fleurs et la petite caisse bleue pour payer le bouquet. Fraîcheur garantie! ALC

 

article paru dans le 20 Minutes du 11 novembre 2008


article paru dans le journal 24heures du 3 septembre 2009


ANNE-ISABELLE AEBLI :TEXTES, FLORIAN CELLA: PHOTOS
Des vers de terre dans la maison pour boulotter les déchets verts :

COMPOSTAGE - Eliminer ses épluchures sans remplir la poubelle ni sortir de chez soi, c’est facile avec le lombricompostage. Cette technique permet, grâce à des vers, de transformer ses déchets organiques en engrais.

Ouvrir le couvercle, lancer ses épluchures, refermer. Récolter, tous les jours, un superengrais liquide et, après trois à six mois, un magnifique amendement qui feront merveille dans les plantes vertes et les plates-bandes. Tels sont les avantages du lombricompostage, méthode de recyclage et de valorisation des déchets verts qui prend peu de place, ne dégage pas de mauvaises odeurs et peut équiper n’importe quel appartement.

Pour réaliser cette alchimie, il suffit de se doter d’une installation – un bac surmonté de trois plateaux et d’un couvercle – ainsi que d’une grosse poignée de vers de terre. «Beurk!» diront certain(e)s. Agnès Gerber, elle, s’extasie en retournant à pleine main le mélange de lombrics et d’épluchures qui orne son bac. «Ils sont beaux, ils sont vigousses, ils vont bien!» se réjouit-elle en observant les vers.

Petites usines naturelles
Il est vrai que cette agricultrice d’Ollon et son mari, Sylvain, sont des familiers des Eisenia foetida, plus communément appelés vers rouges de Californie. «Mais ceux-ci ne viennent pas des Etats-Unis!» précise-t-elle. Ils sont élevés par les Gerber qui, depuis 2007, font de la lombriculture et du lombricompostage.

Au fil des explications de ces deux passionnés, les petits animaux à sang froid prennent des allures de sympathiques compagnons de cuisine. «Ils ont trois cœurs et cinq reins. Et ils stockent les métaux lourds. Ce sont de véritables petites usines», raconte Sylvain. «Ils peuvent manger chaque jour la moitié de leur poids», ajoute Agnès.

Autonomes pendant les vacances
Les lombrics ne manquent pas d’intérêt. Ils s’adaptent à la quantité de nourriture disponible et peuvent donc être «abandonnés» quelques jours, notamment pendant les vacances. «Mais il faut tout de même attendre que le premier bac soit plein, ce qui prend trois à six mois. » Si on les met au régime avant que l’installation ait trouvé sa vitesse de croisière, on risque de les retrouver morts. Enfin, il n’y a aucune obligation d’installer son bac dans la cuisine. Un cagibi, la cave, le garage ou le balcon font très bien l’affaire – en veillant, à l’extérieur, à protéger l’installation du soleil et du froid.

Seul inconvénient: le prix. Selon la taille du ménage, il faut compter entre 418 et 478 fr. pour le bac et ses habitants. On peut aussi construire son installation en respectant quelques règles essentielles: aménager des passages pour que les vers puissent remonter à l’intérieur des plateaux et éviter qu’ils se noient dans le liquide – le «thé de vers» – produit par l’installation.

«Pour les gens qui n’ont pas de jardin, c’est vraiment génial, souligne Barbara Steudler, directrice de l’association Nice Future qui œuvre à la promotion du développement durable. Avec la terre, on peut cultiver ses bacs sur le balcon ou sur le bord des fenêtres. Et si on ne mange que des légumes bio, on aura de l’engrais bio!»



Article paru dans le journal 24 Heures du 24 janvier 2007

 

Article paru dans le journal Le temps du 2 février 2007

 

un dossier est présenté dans la Revue: le Jardin Romand n°118 mars 2007
www.jardin.ch
disponible en kiosque.



article paru dans Le Matin du 01 avril 2011

Pourquoi le lombric mérite-t-il notre totale admiration?

Sens
Le ver de terre n’a ni oreilles ni nez et pas de vrais yeux. Il est donc aveugle, sourd et muet. Des cellules photosensibles lui permettent cependant de percevoir les variations de luminosité.
Air
Le lombric possède 5 paires de cœurs mais pas de poumon. Il absorbe l’oxygène dont il a besoin par la surface de son corps.
Couleur
La tête du ver de terre se situe dans la partie foncée de l’animal. Cette pigmentation lui permet de supporter les rayons UV lorsqu’il sort le bout de son «museau» de terre. C’est aussi une forme de camouflage.
Qui sont ses ennemis?
L’homme bien sûr. Qui consciemment ou pas le coupe parfois en deux. Car, contrairement à ce qu’affirme la légende, un lombric tranché en deux ne voit pas chacune de ses parties partir de son côté et donner naissance à un nouveau ver. Il meurt tout simplement. Le labourage mécanique peut aussi commettre pas mal de dégâts en déchiquetant les lombrics. Avec un mètre carré de terre qui disparaît par seconde en Suisse depuis une dizaine d’années, l’homme détruit également l’habitat de cet animal. Oiseaux, taupes, hérissons et grenouilles, friands des protéines contenues dans le ver de terre, sont aussi ses prédateurs.
Comment naissent les bébés vers?
Les lombrics sont hermaphrodites. Ils possèdent des testicules et des ovaires. Les vers qui ont atteint leur maturité sexuelle se reconnaissent à un épaississement situé au tiers antérieur du corps, le clitellum. Pour se reproduire, deux vers de terre se collent tête-bêche étroitement l’un à l’autre et échangent leur sperme. Un cocon de mucus se forme ensuite au niveau du clitellum. Il se détache ensuite et après une période de quelques semaines à plusieurs mois, selon l’espèce, les jeunes vers de terre éclosent de cet «œuf».
Utile, ah oui?
Dans les prairies intactes, on retrouve jusqu’à 4 millions de vers de terre à l’hectare. Grâce aux galeries creusées, le sol s’aère et l’eau pénètre rapidement dans le sol. Le lombric produit surtout un engrais naturel précieux. En mélangeant dans son tube digestif la matière organique avec de fines particules minérales et des micro-organismes, il produit de l’humus de grande qualité. En tirant, au crépuscule et la nuit, les feuilles et les autres matières organiques mortes de la surface dans ses galeries, il entretient aussi le terrain. Sans ver de terre, il y aurait deux à trois mètres de feuilles mortes qui s’accumuleraient sur le sol chaque année.

Les trois derniers animaux de l’année de Pro Natura

2010
Pro Natura a choisi l’abeille à longues antennes l’an dernier pour représenter environ 580 espèces d’abeilles sauvages vivant en Suisse.

2009
Pour son 100e anniversaire, l’association a élu l’ours brun, premier animal à avoir figuré sur son emblème.

2008
Le caloptéryx éclatant, une élégante libellule, a été désigné pour rappeler à tous combien les paysages de ruisseaux et de rivières à courant lent deviennent rares dans notre pays.

By Chronakis

Created 01/04/2011 - 20:18 Suisse
Source URL: http://www.lematin.ch/actu/suisse/lombric-merite-totale-admiration-369003
 


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